#2 – On vous le dit comme on le voit.

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Yucatán et Chiapas –  Le Mexique et les chips. 

// Octobre 2018

Arrivées à Cancun sans y rester, l’idée était de fuir au plus vite la ville touristique dont la folie des grandeurs accueille les fadas de beach et de night clubs du monde entier.

En sortant de l’aéroport, un monde de chips et de sodas s’ouvre à nous. Deux pas au Mexique et nous découvrons ici les petites addictions dangereuses du pays : le gras et le sucre. Et pourtant, c’est vrai, nous aussi on aime les chips (surtout les ondulées). Mais là ce sont des rangées entières, multicouleurs, multiformes et multi formats de paquets de chips dont on est plus trop sûres que l’ingrédient principal soit la pomme de terre.

La malbouffe est une réalité au Mexique et aussi un gros business. Une pause du bus à Playa del Carmen pour découvrir que Macdo, Burger King, Pizza Hut ou encore Domino’s ont déjà pris leurs quartiers ici. Les vendeurs de rue proposent bien quelques fruits prédécoupés – ananas, coco, mangue et autres mais jamais sans une offre complémentaire de chips et chicheron (peau de porc grillée).

Force est de constater qu’une grande partie de la population, enfants compris, est en surpoids. L’offre alimentaire y est bien sûr pour beaucoup, l’inactivité également dans les grands centres urbains. Pourtant, passée cette américanisation dans certains lieux, la cuisine mexicaine est bien plus variée qu’on ne le croit. Nous avons pu passer quelques jours sans manger de fajitas, tacos et autres quesadillas, le Yucatan est d’ailleurs particulièrement réputé pour sa gastronomie variée.

 

Sur la côte, Tulum semble épargnée des grandes chaînes américaines mais il est difficile de trouver des fruits frais à proximité et nous n’avons pas croisé de marchés. Par contre, nous avons croisé des OXXO – supermarchés populaires dont la principale marchandise est.. des chips et des sodas! Et quelques gâteaux aussi. Jusqu’ici, difficile d’accéder à des produits frais à cuisiner.

Côté agriculture urbaine, n’en parlons pas car elle est inexistante. Les autoroutes semblent bordées de jungle – de nombreux hectares sont à vendre pour ceux souhaitant tenter l’aventure mais il n’y a pas d’agriculture à priori visible ce qui apparaît étonnant dans un climat tropical où tout pousse particulièrement bien et vite.

L’économie de Tulum repose également sur la pêche et ce depuis la période Maya (VIe siècle) – de nombreux restaurants proposent ainsi une offre de fruits de mer et poisson sont à priori fraîchement pêché.

Lors d’une pause déjeuner sur la plage nous découvrons 3 logos inscrits au menu : 100% local, 100% végétarien et 100% bio. Après une longue discussion avec le serveur, nous n’en savons pas beaucoup plus mais lui aimerait bien avoir nos numéros pour en parler davantage.

 

Une fois à Mérida nous découvrons un grand marché aux mille et uns stands. Lorsque nous les interrogeons les vendeurs sur la provenance des fruits et légumes, les réponses sont un peu floues mais peu semblent nous indiquer que les productions sont locales.

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