On vous le dit comme on le voit #8

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Petit parcours culinaire Chilien.

// Février 2019.

Vous parler de la cuisine chilienne. Il nous a peut-être manqué l’immersion totale dans une famille chilienne pour vraiment savoir de quoi on cause. Nous on a surtout vu les empanadas de pino, ces petits chaussons à la viande et à l’oignon qui se mangent sans faim/fin, les completos italianos, le hot dog de l’enfer à base de saucisse reconstituée, pâte assemblée d’avocat, mayo et sauce tomate (vert, blanc, rouge et BAM vous vous appelez italiano. Santa Lucia se retourne dans sa mozza on imagine).

Dans la famille des trucs gras et pas forcément supers bon (parce que ça c’est quand même le comble.) y’a aussi la sopaipilla, une galette de blé et de potiron frite dans l’huile qui macère depuis 4 jours (moins c’est de la triche) que tu peux agrémenter de la sauce pebre à base de tomates, oignons, piments doux, huile d’olive, citron et bien entendu coriandre!

 

C’est aussi la sauce qui colore les humitas, pâte de maïs écrasé servie dans une feuille de maïs (qu’il ne faut pas manger attention). C’est l’aiment avec du sucre.

Ce qui nous amène naturellement au pastel de choclo, la gâteau de maïs. Qu’on appelle également le gâteau surprise et qui ressemble de loin à notre hachi parmentier avec de la viande hachée, des cuisses du poulet ainsi que 1 ou deux olives à aller chercher dans le plat, 1 ou 2 raisins secs à dégoter. Comme la fève voilà. Sauf qu’entre toute cette purée de maïs t’es encore plus content quand l’olive arrive. Personnellement, si je peux faire une remarque, moi j’irai franco sur les olives et les raisins, sur le goût en somme. Détail qui a son importance, le pastel de choclo est recouvert d’une fine couche de sucre caramélisé façon crème brulée, ce qui rajoute son petit croquant au fondant.

En parlant de surprise, il y a aussi la chorrillana, LA spécialité si j’ose dire de Valparaiso. Ou comme une blague sans chute. La chorrillana c’est basiquement une montagne de frites congelées surmontée d’oignons et de viande en morceaux. Bonus ketchup pour les plus aventuriers. Et foilà. Rien de plus, rien de moins. La chorrillana dans toute sa complexité, toute sa splendeur. Mais ça nourrit sa femme y’a pas à dire.

Boooon je sais déjà ce que vous allez me dire, pas très positif tout ça. Mais l’empanada est bonne, ça oui. On en a abusé comme il se devait. Après on dira pas jusqu’à dire qu’on s’est régalées au Chili.

Certains produits d’origine andine, issus notamment de la culture mapuche, comme le quinoa reviennent un peu dans les assiettes mais le constat c’est surtout que le Chili s’est lentement mais sûrement fait envahir par la gastronomie nord américaine. Pour le pire et le pire. Il y a, certes, quelques adaptations et les sauces moutarde deviennent des sauces avocat.

L’avocat. Les chiliens raffolent d’avocat. A l’heure du goûter, qu’ils appellent ici “la once” la tradition c’est thé, pain blanc et purée d’avocat. ça peut aussi être du mote con durazno helado (ébly avec des pêches en sirop glacé) – appréciable en temps de désert.

Il y a aussi le poisson qui est bon. On a mangé du congre dont je découvre la tête en écrivant ce post. Mini vomite.

De la renata. Que je n’ai pas trouvé sur internet. Peut-être un nom inventé pour nous faire manger du tilapia en scred.
Du merlu

Le poisson est souvent servi frit. Peut être pour oublier que c’est du poisson? Car en réalité les chiliens ne mangent pas trop de poissons, c’est plutôt ambiance bouillon légume et viande (comme la casuela par exemple – cf photo ci dessous).

Il parait que les premiers arrivés n’étaient pas trop des pêcheurs. Voilà, pour l’explication historique. Ne me remerciez pas pour cette avalanche de culture.

Voici le bilan culinaire qui, je vous l’accorde, est un peu tristoune. Sorties de Santiago on se rend vite compte du désert alimentaire qu’offre le Chili. Baladez-vous avec un végan et vous allez vite vous rendre compte qu’il y a de très nombreux endroits où c’est compliqué de trouver des fruits et légumes, de trouver des plats sans viande ou sans fromage. C’est pourtant dans les restaurants végétariens qu’on a le mieux mangé (on recommande le petit végé de Limache si par un hasard étrange vos pérégrinations vous mènent jusqu’à cette ville). Côté restau à Valparaiso on recommande le Péral, el Pintor, la Caleta Portales pour du poisson, etc…

Outre ces oasis, le gras est partout et quand il n’est pas là c’est le goût qui manque. On va aussi faire un petit big up au ceviche du Sud du Chili (Chiloé, petit rayon de soleil pour nos papilles partiellement satisfaites.

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