On vous le dit comme on le voit #9

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Ho Chi Minh bulle urbaine.

// Mars 2019

Viêt Nam – Hô Chi Minh – 12 millions d’habitants. De la ville à perte de vue, 20 fois Paris. Une bulle urbaine qui respire à peine sous son humidité et sa chaleur écrasante. Souvent des grands arbres viennent ombrager les rues bétonnées mais pas assez, les espaces verts sont rares et se balader à pied dans les rues surchargées de bruit et de pollution peut rapidement devenir une torture. D’ailleurs qui marche à Saigon? Personne. Les néo-touristes.

Pour se déplacer c’est le scooter ou la voiture ultra climatisée. Alors la ville grouille au rythme du dieu motobike – klaxons, queues de poissons, trottoirs, enfants sans casque, tout est permis. Bon chance à celui qui essaierait de réguler ce chaos. Une fois sur la route il ne faut pas résister, il faut se laisser porter et rester attentif à chaque instant. Le scooter occupe la route mais pas seulement, c’est aussi le roi sur les trottoirs où les réparateurs, vendeurs, loueurs, livreurs, gareurs (oui), taxis et autres mille et un services s’installent sans se soucier de l’espace (inexistant) laissé aux piétons. Seuls les vendeurs de street food peuvent revendiquer (ou plutôt s’octroient) une place aussi importante dans la rue.

Après la route, après le trottoir, une troisième vie débute : celle des enseignes de restaurants, de magasins vendant toutes sortes de choses. Il est d’ailleurs très difficile de distinguer les commerces, de reconnaître, de comprendre ce qui nous entoure – la totale incompréhension de la langue n’aidant pas.

Mais là encore seule solution se laisser porter. Se résoudre à ne pas tout comprendre des gens, des manières, des goûts et des couleurs. Et pourtant tout est si différent qu’on a des millions de questions. Il faudra trouver les bonnes personnes et décrypter petit à petit cet environnement hors du commun, hors de notre commun tout du moins.

Dans le cadre de notre diagnostic nous avons contacté Marie Guibert, Maître de conférences en Géographie et Responsable du master d’études vietnamiennes à l’Université Paris Diderot. Elle est l’auteure d’un article passionnant qui nous a permis d’éclairer une partie du mystère d’Hô Chi Minh Ville “Produire et vivre la ville au Vietnam”. Nous souhaitions l’interroger dans le cadre de notre diagnostic sur le système alimentaire locale mais elle n’a pas vu le lien entre sa discipline et la nôtre et nous a très gentiment suggéré d’autres contacts. Et pourtant; comment décrire le système alimentaire urbain sans comprendre l’organisation spatiale et organique de la ville. Le regard de l’urbaniste est indispensable.

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